Protocole SS
18/11/2011 13:08

Extrait :
« Du manichéen d’un soleil qui, un jour, s’éteignit brutalement en mon esprit, à l’ambiguïté d’un moi que je ne savais encore à ce point réduit à l’état de chipolatas, il me reste toujours l’espoir d’en sortir… Je ne me l’explique pas !
Mon corps ne semble plus répondre. Partout où je porte le regard, c’est le noir total. Mes repères se réduisent, mais je ne peux tout à fait croire en ma mort !
J’ai juste envie d’onduler. Mon crâne cherche quelque chose à creuser, mais je ne trouve que le vide. Mes pensées sont confuses, de plus en plus confuses… J’ai envie de terre, juste de ce profond terreau qui, seul, me rendra la vie vraie des grands espaces souterrains…
~
Tout commença ce matin de l’automne 44.
L’été avait été chaud à très chaud : Ibiza, Marbella, St Trop, je m’incrustais où le vent me portait, où ces gens m’invitaient. Ma belle gueule était mon passeport. Ma forme olympique, mon titre de séjour. Je me riais de ces gens surfaits. Je leur disais ce qu’ils voulaient entendre. Ils ne m’écoutaient de toute façon pas : perdus dans leur insondable autosuffisance. Profession : gigolo ; mais je préférais le terme de playboy saisonnier, ne serait-ce que pour la dimension ludique. J’étais le parasite parfait, et ça m’amusait follement. »
Les expérimentations sur le cerveau, ça laisse des traces ? Si vous posez la question à un chimpanzé, il vous rira au nez. C’est l’histoire d’un homme, ou peut-être de plusieurs. Bah, c’est l’histoire d’un beau gosse, flambeur et toujours en chasse de bons plans. Et celui des Laboratoires Zon’H. Croyez-moi, il s’en va s’en rappeler. Au, fait quand on vous demande combien de membres vous avez, vous répondez quoi, vous ? On retrouve avec bonheur l’humour d’Éric Lequien Esposti dans cette nouvelle. Mais ne vous y trompez pas. Sous ce ton léger, nous est dépeint un monde où la recherche sans morale et sans scrupule change les gens à tout jamais.
Arnaud.


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